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  • : Voyager au Sénégal autrement
  • : Parce que pour vous,visiter un pays c'est aussi rencontrer son peuple, sa culture et ses coutumes. C'est aussi d'occuper votre temps de loisirs de manière plus éthique, sans trop détruire la planete, tirer profit des inégalités Nord-Sud. Et parce que vous
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Pourquoi ce blog?

Ce blog permettra de vous donner un avant-gout du Sénégal!

Après mes études de tourisme à l'Université de Dakar, je me réjouis maintenant de pouvoir vous faire découvrir la beauté et la culture de ce pays!!

N'hésitez pas à me contacter si vous aussi vous voulez découvrir le Sénégal autrement!

E-mail: prosdied@hotmail.com

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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 17:15

La troisieme édition du carnavale de Ziguinchor se prépare activement. En effet, il se tiendra du 14 au 16 décembre 2006 et aura pour parrain le secrétaire général de la francofonie Monsieur Abdou Diouf, ancien Président de la République du Sénégal.

L'objectif visé est d'aider la ville de Ziguinchor à avoir un rendez-vous culturelle de grande envergure.

Mais audela de cette ambition, les organisatuers cherchent avant tout à l'animation de la métropole sud du Sénégal en montrant la richesse culturelle de la région façon de contribuer à la promotion des artistes mais aussi et surtout du secteur touristique.

Cette année plusieurs animations sont prévues. Ainsi, trois prix seront mis en compétition, pour récompenser les quartiers qui se seront les plus distingués lors des défilés.

La troisieme édition du carnaval de Ziguinchor sera marquée par plusieurs manifestations en plus de l'animation dans les quartiers le 15 décembre. Le 16 décembre sera quant à elle, marquée,  par une procession à travers les artéres de la ville et une soirée culturelle.

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24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 14:07

Le sport est une activité pluridisciplinaire, répandue à travers le monde. Plusieurs pays ou peuples s'identifient à une discipline sportive ; le Sénégal, quant à lui, se glorifie de la lutte qui a connu des mutations au fil des ans.

Au Sénégal, certaines zones étaient reconnues comme des régions de lutte traditionnelle : la Casamance avec les Diolas au sud du pays et les Peuls du fouladou en haute Casamance, le Sine- Saloum avec les Sérères, Le Cap Vert avec les Lébous et le Walo avec les Wolofs. Autrefois, les séances ou « mbapates » en wolof, étaient organisées après les récoltes, donc à la fin de la saison pluvieuse. Des personnalités coutumières ou politiques parrainaient ces rencontres durant lesquelles chaque village terroir présentait son champion.

On luttait pour l'honneur, pour la gloire, pour renommée Toute victoire était l'affaire de tout le clan, la défaite représentait une humiliation, un déshonneur, un affront qu'il faudrait laver à la confrontation suivante. Même au sein d'une même zone ou d'une même région, l'on se mesurait selon les classes d'âge et le vainqueur représentait la région ; il en était le porte-drapeau, l'ambassadeur.
Au Sénégal, la lutte traditionnelle n'est pas un sport ordinaire qui exige de simples compétences d'athlètes à ses pratiquants. Elle est plutôt une pratique culturelle qui est rythmée par les chants, les percussions et les danses. Elle se pratique sur le sable fin des arènes. Chaque région, au Sénégal, possède son propre style de lutte traditionnelle, mais, davantage que les règles, c'est surtout l'environnement au spectacle qui diffère. Ces dernières se présentent sous des formes diverses du fait de leurs diverses fonctions

Comme le Sénégal n'échappe pas aux mutations relatives au modernisme, la lutte a connu des changements dans sa conception et ses règlements : elle s'est modernisée ; d?amateurisme on est passé au professionnalisme. La mentalité a changé également. Dès lors sont nées des écuries, groupes organisés autour d'un champion, d'un leader, d'une star .

Préparation mystique

Lors de chaque combat, c'est l'étalage des pouvoirs mystiques au secours du lutteur au combat :Le « Baccou » consiste à chanter ses prouesses en vue d'intimider l'adversaire et de séduire son public en dansant au rythme du tam-tam.
Les griots poussent les lutteurs à se surpasser en chantant leurs éloges.
Le «Ndawrabine» est effectué par le ballet de l'écurie. Habillées en tenue traditionnelle, les femmes dansent avec leur foulard durant toute la durée de la lutte.
Le rôle du marabout est de protéger le lutteur contre le mauvais sort et contre les génies qui apprécient particulièrement les héros. Les incantations et les formules magiques
aident à la victoire.

Des organisations sont aussi nées : managers, promoteurs de lutte, Fan'S club, Association des Amateurs de lutte sont venus enrichir l'espace de l'arène sénégalaise

Au Sénégal, l'audience de l'arène n'est plus à démontrer ; la lutte est devenue un phénomène de société au pays des Lions de la Téranga. Chaque combat de lutte attire des millions de sénégalais devant le petit écran et le stade Iba mar diop refuse du monde.

Pour chercher un adversaire le lutteur entre dans le cercle réservé aux combattants et esquisses des pas de danses mimétiques avant de défier les lutteurs présents. Si un ou plusieurs lutteurs veulent relever le défi ils esquissent des pas de danses qui sont autant de réponses aux appels du premier. La danse sert donc d'appel au combat. Lorsque le lutteur doit effectuer le combat qu'il a provoqué, il arrive dans l'arène et se signale par un tour d'arène avec une danse appelée « tuus » qui lui permet de jauger son rapport avec le public et ses adversaires. Après la victoire, le lutteur danse et mime sa stratégie victorieuse sa technique et montre que sa victoire n'est pas le fruit du hasard.
De ce fait la danse est la colonne vertébrale de la lutte au Sénégal. Chaque danse est spécifique à l'ethnie du lutteur pendant la séance de lutte. Des lutteurs comme Mame Gorgui Ndiaye et Forman sont célèbres plus par leurs qualités de poète-danseurs que par leur palmarès sportifs.
Aujourd'hui, Mohamet Ndao alias Tyson a imprimé sa marque dans le milieu de la lutte car ses entrés rythmées par des chorégraphies chaque fois renouvelées.

Les règles de combat sont très simples. Toute action entreprise après la chute au sol est proscrite. La victoire est obtenue par terrassement: sur le dos, les fesses, le ventre, les deux genoux et une main ou sur deux mains et un genou. Les coups sont interdits. Les gris-gris sont autorisés à condition qu'ils ne soient pas dangereux pour l'adversaire.

Distinguons cependant la lutte avec frappe de la lutte sans frappe

La lutte avec Frappe

 Relativement récente, la lutte avec frappe est d'abord un moyen spectaculaire de gagner beaucoup d'argent. Elle se pratique essentiellement en pays Wolof et dans les grandes villes. Les promoteurs de ces spectacles organisent régulièrement des grands combats qui attirent des foules considérables dans les stades et mettent en jeu des sommes énormes. On reproche généralement à ce sport de dénaturer l'esprit de la lutte.

 La lutte sans Frappe

Moins violente et héritée de longues traditions ancestrales, la lutte sans frappe est avant tout un moyen de créer des liens entre jeunes d'une même génération de village en village. Lorsque les greniers sont pleins, après la récolte du mil et de l'arachide, on ouvre traditionnellement la saison des luttes. Pendant deux mois, chaque village organise des combats qui attirent les lutteurs des alentours. C'est l?occasion pour toute la communauté de faire valoir son sens de l'hospitalité (la téranga), de resserrer les liens qui l'unissent et de nouer de nouvelles amitiés avec les villages voisins.

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